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Sexualité : 7 conseils pour en parler avec son ado

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Sexualité : 7 conseils pour en parler avec son ado
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La sexualité reste encore un sujet tabou dans certaines familles. Mais discuter de cela peut être très important pour le bien-être et la santé de votre enfant. En effet, celui-ci se pose certainement des questions sur sa vie sentimentale et sa sexualité mais n’ose pas vous en parler. Pour créer le dialogue avec votre adolescent sur ce sujet, veillez à respecter certaines consignes pour ne pas le gêner.

1/ Instaurez le dialogue sans trop être intrusif

Les adolescents, notamment les plus jeunes, ont souvent besoin d’une éducation sentimentale et sexuelle. Il faut donc se mettre à leur disposition pour discuter des questions qu’ils se posent. Quant à vous, ne posez pas des questions qui puissent les gêner et qu’ils pourraient juger intrusives.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec le sujet, ou si vous avez peur de brusquer votre ado, sachez que d’autres personnes de son entourage peuvent lui parler de ce sujet. Bien évidemment, il faut que ce soit une personne avec qui il se sent en confiance, par un exemple un oncle, une tante, un frère ou une sœur…

Il faut donc rassurer les jeunes et dédramatiser le sujet. Il faut bien leur faire comprendre qu’ils ne sont pas les seuls à se poser ces questions.

Quand on est parent, on peut parler de tout ce qui ne touche pas au fantasme. Vous pourrez par exemple parler des maladies sexuelles, des sentiments, ou encore de la pornographie de manière générale. Mais ne parlez pas avec votre enfant des positions sexuelles par exemple, même s’il vous pose une question, car cela déclenchera une image très intrusive (et les enfants ont rarement envie d’avoir l’image de ses parents qui font l’amour en tête.).

2/ Inspirez-vous des livres et de votre expérience

Il existe certains livres qui permettent aux jeunes d’avoir des repères sur les normes sexuelles. Vous pouvez le lire vous-même et en faire un résumé à votre adolescent. Ou encore lui proposer la lecture du livre, ce qui sera certainement plus instructif.

Vous aussi vous avez été jeune, et à l’époque vous vous posiez également des questions sur ces sujets. Faites marcher votre mémoire, et inspirez vous de votre expérience pour rassurer votre enfant.

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3/ Ne vous forcez pas à en parler

Il ne faut pas se mettre la pression lorsqu’on est parent pour parler de ça. Si vous ne le sentez pas, comme dit précédemment, demandez à quelqu’un de discuter de ces sujets avec votre ado. Car si vous tentez de parler de sexualité avec votre enfant et qu’il voit que vous n’êtes pas à l’aise, cela le mettra mal à l’aise, il se peut qu’il fasse un blocage et n’en parle plus à d’autres membres de son entourage.

4/ Pensez à préciser que la pornographie n’est pas la réalité

De nos jours, l’accès à la pornographie est extrêmement simple. Beaucoup d’adolescents accèdent donc à ces images, avant même d’être prêts, et avant même de débuter leur vie sexuelle. Le danger est que la pornographie conditionne les jeunes, et leur mette davantage la pression dans leur vie sentimentale et sexuelle. Précisez-leur donc que la pornographie n’a pas pour objectif d’être reproduite dans la vie réelle.

5/ Parlez des différents risques

Selon une étude révélée en 2016, 9% des lycéens et 14% des étudiants n’utilisent pas de préservatifs durant les relations sexuelles. En effet, certains jeunes n’ont aucunement conscience de l’importance de se protéger. Certains pensent qu’ils sont immunisés contre les IST et contre le fait de tomber enceinte, ils pensent que ça n’arrive qu’aux autres. Votre rôle est de les informer et les sensibiliser à ces risques.

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6/ Même s’il rigole, parlez-lui

La plupart du temps, les adolescents sont sur-informés et ne sont pas conscients que la plupart des informations qui leur sont transmises sont fausses. Alors quand vous leur parler de ce sujet ils peuvent rire et dire “oui je sais déjà tout ça”. Et même s’ils le savent déjà, il vaut mieux leur dire deux fois qu’une.

7/ Orientez-le vers le planning familial

Si vous ne savez pas répondre à certaines questions, indiquez-leur le planning familial. La même chose si vous ne vous n’êtes pas à l’aise avec le sujet et que personne ne veut prendre le relais. Dites à votre enfant que dans cet organisme il n’y a pas de tabou, et qu’ils pourront s’informer et discuter librement sans être jugé.

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